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 Notre Actualité 

Et si on éco-construisait ?

Qu'est-ce que l'éco-construction et quelles sont les étapes clés d'un projet ?

      Eco-construire, c'est d'abord contribuer au développement durable. C'est l'alliance de trois critères indissociables : l’environnement, l'économique et le social qui le garantira. Notre projet devra donc réunir ces trois paramètres ou du moins trouver un compromis entre eux.

La conception

La conception d'un bâtiment dit "durable", va au delà du raisonnement traditionnel : coût, fonctionnalité, esthétisme. Il faut en plus prendre en compte la santé de ses occupants (cov, hygrométrie, acoustique, etc...)  ainsi que l'impact environnemental du projet (préserver les écosystèmes présents, les ressources en eau, l'énergie et l'intégration dans le site). Le projet doit être pensé de sa naissance (la construction) à sa mort (la démolition et le recyclage). L'implantation ainsi que les matériaux employés sont très importants.

L'implantation

Afin de réussir son implantation, le projet doit vérifier plusieurs points :

• L'intégration au site

Afin de bien s'intégrer dans le paysage et, outre les règles d'urbanismes, l'implantation doit prendre en compte la topographie du terrain. Privilégier une implantation intelligente vis à vis de l'ensoleillement (ombre portée des arbres ou constructions avoisinantes) , aller à l'économie d'espace et créer un espace d'intimité à l'abri des regards. Il faudra aussi opter pour des volumes simples et compacts adaptés à la superficie de la parcelle.

• L'architecture bioclimatique

La première étape est l'orientation du bâtiment. Maximiser les apports solaires et l'éclairage naturel des pièces est indispensable. L'énergie solaire passive accroît l'autonomie du bâtiment et réduit la consommation d'énergie. Privilégier l'orientation sud pour les pièces à vivre, éviter l'ouest pour les chambres (rayonnement de fin d'après midi entraînant des surchauffes importantes l'été),  positionner au nord les pièces nécessitant le moins d'éclairage (salle de bain, toilettes, buanderie, garage...) et à l'est la cuisine et les chambres afin de profiter du rayonnement du matin...

Favoriser une régulation solaire passive, en positionnant des protections adaptées à la course du soleil (l'été le soleil est haut et bloqué, l'hiver il est bas et entre dans la maison). On peut aussi se servir de la végétation, en plantant des arbres à feuilles caduques qui produiront un ombrage l'été et perdront leurs feuilles l'hiver pour laisser passer le soleil et chauffer gratuitement votre maison !

On peut favoriser l'inertie thermique naturelle du bâtiment pour stocker la chaleur et la fraîcheur ou encore utiliser des systèmes de refroidissement ou chauffage naturel comme le puit provençal.

• Préserver et favoriser la biodiversité

Il est important de préserver, dans la mesure du possible, la faune et la flore existantes. En cas de plantation d'arbres ou arbustes, il est recommandé de varier les plantations et de choisir des essences locales. On peut aussi permettre l'accueil de la faune sur son terrain à l'aide de briques nichoirs ou d'abris à insectes. L'objectif étant de rendre à la "nature" l'espace que vous allez occuper ou détruire avec votre construction.

Le choix des matériaux

Concevoir une construction saine est l'objectif. Les critères environnementaux n'ont pas été suffisamment pris en compte dans les normes des produits de construction et il en résulte une quantité élevée de produits nocifs à la fabrication ou à l'usage, et qui se retrouve en contact avec les ouvriers ou les occupants. Il faut prendre en compte le cycle de vie des matériaux et choisir ceux qui produisent le moins de matières grises et de gazs à effet de serre. Les "éco-matériaux" sont des matériaux qui, tout en répondant aux critères de performance et normes actuelles, ne présente pas ou peu de risques pour l'environnement et la santé aussi bien durant sa fabrication, sa pose, son usage et son recyclage. Comme éco-matériaux isolant, on peut citer la fibre de bois, la ouate de cellulose, la laine de chanvre, la paille et il en existe bien d'autres notamment pour la maçonnerie, les enduits, la toiture, les sols et les revêtements muraux.

La préservation des ressources naturelles

• Les eaux pluviales

L'eau est une ressource naturelle que nous devons économiser. Et cela commence par une meilleure gestion des eaux pluviales. Plutôt que de les rejeter dans les réseaux de retraitement, il est possible de les stocker et les utiliser pour irriguer le jardin, le potager, laver les voitures, etc... Dans cette même démarche, il est préconisé de limiter les surfaces imperméables type enrobé de bitume et favoriser des revêtements de sols extérieurs poreux, qui faciliteront l’absorption de l'eau de pluie par le sol, et rempliront ainsi les nappes souterraines. Les toitures végétalisées ont le vent en poupe et c'est tant mieux ! Outre le fait de participer au maintien de la biodiversité et au confort thermique des occupants, une toiture végétalisée présente comme avantage sa capacité à retenir l'eau. Cependant, l'épaisseur de terre minimum étant de 15 cm, la toiture nécessite d'être maçonnée de type béton afin de supporter la charge.

• Les eaux usées

Les eaux usées dites ménagères (ou eaux grises), sont issues des cuisines et des salles d'eau. Les eaux vannes (ou eaux noires) proviennent des toilettes. Afin de limiter notre consommation d'eau, il est nécessaire de s'équiper de chasses d'eau à volume variable, de réducteur de pression et de limiteur de débit. Il est aussi possible d'utiliser les eaux de pluies pour alimenter la machine à laver ou les toilettes. Enfin, en l'absence de réseau d’assainissement collectif, et plutôt que de réaliser un assainissement autonome type fosse septique, mieux vaut opter pour un meilleur retraitement de l'eau et installer des systèmes alternatifs comme l'épuration par les plantes, l'épuration sur lit de roseaux ou encore le lagunage à microphytes.

• Maîtriser les consommations d'énergies

Cela commence par le respect et l'anticipation des réglementations thermiques. La RT2012 va dans ce sens car elle impose une consommation énergétique maximale. Cependant, il est possible de prendre de l'avance sur les prochaines normes afin de faire baisser vos factures d'énergie et réduire votre impact sur la production mondiale d'énergie. On installera alors un système de production d'eau chaude et de chauffage performant et fonctionnant aux énergies naturelles types bois (granulés ou copeaux de bois), solaire ou pompe à chaleur. Un système de traitement de l'air double flux est aussi envisageable afin de minimiser les pertes et parfaire votre installation. Des outils de mesure et de régulation d'énergie intégrés dans une centrale domotique seront installés afin de contrôler au mieux la production et les consommations d'énergies.

Et bien sûr, favoriser l'économie locale

Ce n'est pas le tout d'avoir une belle maison écologique sur le papier, encore faut-il la construire. Faire travailler le tissu économique local au travers des filières de production et des entreprises est indispensable ! C'est ainsi que nous pouvons limiter les transports d'hommes et de marchandises et donc minimiser les dégagements de CO2. C'est aussi de cette manière que nous pouvons développer durablement notre région et faire vivre les hommes et les femmes qui y habitent.

 

     La réponse à l'éco-construction est dans notre environnement proche. Les solutions existent et tendent à se démocratiser pour le plus grand plaisir de nos générations futures. C'est à nous de susciter le changement et modifier nos habitudes. Sinon, qui le fera ?